Lorsque nous voyageons, il est parfois nécessaire de s’arrêter, de prendre le temps de se poser quelques jours pour recharger les batteries, digérer les premières aventures vécues et repartir de plus belle. Après notre road-trip européen, nous avions le sentiment grandissant que tout se bloquait autour de nous, nous empêchant d’avancer comme nous le souhaitions. Les pays refermaient leurs frontières pour les fêtes, notre départ pour l’Indonésie semblait plus que compromis, … Il nous fallait respirer pour retrouver l’envie de déplacer les montagnes que la situation sanitaire met sur notre route.
Après plusieurs semaines d’échanges infructueux avec l’association Project Child Indonesia pour obtenir des visas business (les seuls autorisés à entrer sur le territoire), nous avons pris la décision de changer d’organisme sponsor. Nous nous appuyons désormais sur Bali Autrement, une agence de voyage créée par des français, qui propose de découvrir l’Indonésie de manière solidaire et responsable. Cette agence travaille avec des associations locales qui œuvrent en faveur des enfants démunis, de l’accès à l’éducation et de la protection de l’environnement. Nous avons donc proposé notre aide à l’association ANAK pour réaliser notre projet de mission humanitaire en Indonésie.
Les procédures d’obtention de nos visas se sont accélérées ; ils doivent normalement être disponibles début janvier. Cependant, fin décembre, Bali Autrement nous annonce que les frontières indonésiennes referment du 1er au 14 janvier et les procédures de visas s’arrêtent elles aussi. Pour assurer notre venue, il nous est même conseillé de déplacer nos billets d’avion au 19 janvier. A nouveau, nous repartons à la recherche d’une destination ouverte avec un budget raisonnable. Après plusieurs hésitations entre La Réunion (budget peu raisonnable), Dubaï (trop long pour une telle destination seule), les Antilles (plus tard sûrement), nous jetons notre dévolu sur Malte. L’ancienne colonie anglaise offre un climat idéal en janvier et son histoire nous garantit des journées remplies. Nous partons pour 10 jours de découvertes de cette île aux multiples influences.
Un événement de dernière minute à bien failli tout chambouler. Quelques heures avant de quitter Paris, nous recevons un message de la part de Bali Autrement. Nos visas sont arrivés. Si nous faisons un test PCR le 29 décembre et que nous arrivons à monter dans un avion le 30 décembre, nous avons la possibilité d’arriver avant la fermeture des frontières indonésiennes. Il est 4h45, nous partons dans 15 minutes pour l’aéroport. Nous tentons de joindre Qatar Airways pour déplacer nos vols mais leur standard n’ouvre qu’à 8h. Nous envisageons alors l’impossible : prendre notre vol pour Malte, récupérer nos valises lors de notre escale à Lyon, appeler Qatar Airways pour changer nos vols, faire un test PCR dans l’aéroport de Lyon, prendre le train pour revenir à Paris et décoller le 30 au matin pour l’Indonésie. Tout pourrait être réalisable. Mais lors de notre enregistrement, on nous annonce que les bagages partent directement à Malte. Il faut faire un choix : annuler Malte au risque de ne pas avoir les résultats de nos tests PCR à temps, de ne pas pouvoir prendre l’avion le lendemain ou renoncer à partir précipitamment en Indonésie dans l’espoir que les frontières rouvrent comme prévu le 14 janvier…
Notre arrivée à Malte nous réserve quelques surprises. Nous descendons de l’avion et passons dans un corridor sanitaire où une caméra thermique prend notre température. Il y a du monde, le couloir est encombré, la caméra bugge parfois. L’agent de sécurité décide de faire passer les derniers un par un. Je passe, tout va bien. Ouf, je commençais à avoir légèrement mal à la tête avec la chaleur. C’est au tour de Mathilde. Un passage, un deuxième passage, … non la température est bien supérieure à 37°C. Elle se retrouve mise sur le côté avec trois autres personnes. Il faut attendre que les températures chutent. Avec le stress et le col roulé, c’est l’inverse qui se produit. Vais-je passer le séjour seul pendant que Mathilde sera en quarantaine ? Finalement, une infirmière revient avec un thermomètre frontal, vérifie le test PCR négatif que Mathilde avait effectuée 72h avant. C’est OK, nous sommes autorisés à sortir de l’aéroport !
Mellieha et le Nord de l’île
Nous établissons notre QG dans l’hôtel Solana de Mellieha au Nord Est de l’île, à une trentaine de minutes de l’aéroport. Perché sur une colline qui domine la baie de Ghadira, le village de Mellieha offre un bon équilibre entre nature et patrimoine historique. Il constitue un très bon point de départ pour visiter toute l’île, loin de l’agitation des villes comme San Giljan ou Paceville.
Difficile à défendre contre les attaques de pirates, elle est restée longtemps sous-peuplée, jusqu’à l’arrivée des Hospitaliers qui y établirent une colonie et fortifièrent la côte Nord au début du 17ème siècle. En 2009, la transformation du village est récompensée par le prix européen des destinations d’excellence – prix EDEN – qui met à l’honneur le développement d’un tourisme économiquement viable et respectueux du développement durable.
Le lendemain de notre arrivée, nous débutons la découverte de Mellieha. Notre première étape est la Parrocca tal-Mellieha, l’église paroissiale de la région Nord de Malte. Cette église du 19ème siècle (1881-1898) a été entièrement construite bénévolement par les habitants de Mellieha qui ont transporté chacune des pierres de la carrière voisine de I-Ahrax pour réaliser leur désir d’une nouvelle église pour leur village. Entre 1920 et 1940, le dôme est ajouté ainsi que les deux tours qui cachent 5 cloches importées de Milan. L’intérieur de l’église est décoré par les artistes maltais reconnus Giuseppe Calì et Lazzru Pisani.



Parrocca tal-Mellieha – Décembre 2020
Nous descendons ensuite les quelques marches pour atteindre la place Jean-Paul II sur laquelle se trouve le Sanctuaire de Notre-Dame de Mellieha. Le plus ancien sanctuaire de l’île dédié à la Vierge Marie dissimule un petit trésor : une fresque représentant la Vierge qui aurait été peinte par Saint Luc lorsqu’il échoua sur l’île avec Saint Paul. Le sanctuaire a été béni par le pape Jean-Paul II au cours de sa visite à Malte en mai 1990.

Sanctuaire de Notre-Dame de Mellieha – Décembre 2020
Nous continuons à descendre, traversons la rue Triq Il-Marfa pour atteindre un autre monument dédié à Marie : la chapelle Notre Dame de la Grotte. Le marchand sicilien Mario de Vasi, vouant un culte à Notre Dame, a financé entièrement la création de ce petit sanctuaire en 1644. La source naturelle de la grotte aurait des vertus médicinales miraculeuses. C’est devenu un lieu de pèlerinage. Nous déambulons ensuite dans les rues calmes et chaleureuses de Mellieha avant de prendre la voiture en direction du Village Popeye.



Dans les rues de Mellieha – Décembre 2020
Situé dans Anchor Bay, ce petit village a été construit pour servir de décors au film de Robin Williams qui incarnait le célèbre mangeur d’épinards en 1980. Il est aujourd’hui un parc d’attraction dont la visite ne vaut pas le détour. Cependant, la vue depuis la falaise est splendide. Elle offre un très beau panorama sur la baie. Nous sortons le drone pour immortaliser ce moment. Attention, l’utilisation des drones à Malte est réglementée (cf. Les Essentiels Partout Ailleurs à la fin de cet article).

Village Popeye – Décembre 2020
Nous reprenons la route jusqu’à la Tour Sainte Agathe, Torri L-Ahmar en maltais qui signifie la tour rouge. Sa couleur ocre la rend visible de la mer, servant d’amer pour les bateaux croisant au large de l’archipel maltais. Elle fut érigée en 1649 pour surveiller les détroits de Comino et Gozo et protéger les commerçants et voyageurs contre les attaques des Corsaires et des Ottomans. Durant la Seconde guerre mondiale, elle est utilisée comme poste d’observation et de communication avec les nombreuses autres tours de l’île. Nous achevons notre première journée sur l’île par Qawra Point Beach, à l’Est de San Pawl il-Bahar. Jusqu’en 2018, se trouvait sur cette plage l’Hephaestus, un navire grec échoué après une tempête. A la suite d’importants travaux, il a été coulé au large de Gozo et sert maintenant d’attraction pour les plongeurs.




Tour Sainte Agathe – Décembre 2020
Le lendemain, nous partons visiter le petit village de L’Imgarr. La localité rurale accueille une très grande église, dédiée à Sainte Marie de l’Assomption, construite, bénévolement, par les habitants entre 1912 et 1946. Les fonds nécessaires à la réalisation de cet édifice ont été collectés par de nombreuses ventes d’œufs dans le village. On raconte que la forme ovale du dôme aurait été réalisée en mémoire de ces financements.



Sainte Marie de l’Assomption – Décembre 2020
Nous prenons ensuite le chemin en direction de Gnejna Bay en passant devant Castello Zamittello, un château érigé par le baron Bernardo Zammit en 1675 dans un style normand. Il servait de défense contre les attaques corsaires à Malte et est désormais un lieu de réception.



Castello Zamittello et rues de L’Imgarr – Décembre 2020
En contrebas, la plage de Gnejna offre un moment de quiétude en hiver et constitue un point de départ de chemins de randonnée jusqu’à Qarraba Bay. En quelques centaines de mètres, il est possible d’observer des paysages aux formations géologiques diverses. A gauche se trouve la plage de sable protégée du vent par une falaise qui s’évanouit dans la mer. A droite, les hautes formations rocheuses érodées par la pluie et le vent donnent des airs lunaires à cette baie aux eaux turquoise. Nous terminons notre journée avec le dernier coucher de soleil de l’année 2020, au pied de la tour Lippija.






Qarraba Bay & la tour Lippija – Décembre 2020
Pour le 1er janvier 2021, nous partons tout au Nord de l’île, au Coral Lagoon : un trou dans la roche découvre une piscine naturelle aux eaux cristallines. Bien que touristique, l’endroit est assez peu fréquenté à cette période de l’année. Nous prenons le temps de contempler la vue sur l’île de Comino et de Gozo avant de retourner à l’hôtel pour profiter du spa.

Coral Lagoon – Janvier 2021
Le centre de Malte, entre démesure et histoire
Le lendemain, nous partons visiter les villes plus touristiques de San Giljan et Paceville. Elles sont reconnues comme les lieux de soirées entre les nombreux bars et hôtels. Si le petit port de San Giljan et les ruelles étroites en arrière du front de mer sont agréables, le reste ne vaut vraiment pas le coup. A moins d’apprécier le culte du corps et la présence de nombreuses Nabilla en puissance, qu’une simple aiguille risque de faire dégonfler comme un soufflet, il n’est pas nécessaire de s’attarder dans ses deux villes.





San Giljan & ses ruelles – Janvier 2021
Nous prenons donc la direction de Mosta et de sa célèbre église dédiée à Sainte Marie de l’Assomption. Inspirée du Panthéon de Rome, la Rotunda est connue pour ses dimensions spectaculaires et l’histoire incroyable de son dôme. Avec un diamètre intérieur de 35,97 mètres, la voûte superbement décorée de l’église fait partie des plus grandes structures autoportées du monde. En 1942, une bombe allemande de 450 kilos a transpercé le dôme sous lequel près de 200 personnes s’étaient réfugiées. Elle n’éclata pas, comme les 3 autres bombes tombées à côté le même jour d’avril. Une reproduction de la bombe en question est conservée dans la sacristie en souvenir de ce miracle.




Eglise Sainte Marie de l’Assomption & sa Rotunda – Janvier 2021
Nous poursuivons la découverte historique de Malte par la visite de Mdina. La Citta Notabile, la ville noble, est l’ancienne capitale durant la période médiévale, précédent l’arrivée des Chevaliers de Saint Jean. Le charme et le calme de cette ville fortifiée lui valent d’être surnommée la « Ville silencieuse ». Ses ruelles nous transportent à travers l’histoire, parmi les très beaux moments restaurés. Les maisons aux riches frontons cohabitent avec les anciens bâtiments militaires et administratifs mais également avec les nombreuses églises et chapelles parmi lesquelles l’église de l’Annonciation (à croire qu’elles portent toutes le même nom) ou encore la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul. Reconstruite après le tremblement de terre de 1693, la cathédrale est un chef d’œuvre de l’architecture baroque. Certains éléments de l’église originelle du 11ème siècle ont été conservés. Le sol en marbre sculpté abrite les sépultures de certains Grands Maîtres de l’ordre de Malte. Nous prenons un café en admirant la vue depuis les remparts dans le restaurant Coogi’s avant de regagner Mellieha.



A travers les rue de Mdina – Janvier 2021
Marsaxlokk et le Sud de l’île
Le jour suivant nous prenons la direction Sud de l’île à la découverte du village de pêcheurs de Marsaxlokk. Unique station balnéaire préservée des buildings modernes, son front de mer pittoresque et son port de pêche historique en font un incontournable de Malte. Fondé par les Phéniciens au 9ème siècle avant Jésus-Christ, le port de Marsaxlokk a conservé la forme originelle et caractéristique de cette époque. Successivement occupée par les Romains puis les Chrétiens, la rade de Marsaxlokk doit faire face aux turcs durant le siège de 1565 et sert de piste d’amerrissage pour les hydravions Alliés de la Seconde guerre mondiale. En décembre 1989, la petite ville devient mondialement connue avec la rencontre entre G. Bush et M. Gorbatchev qui annonce la fin de la Guerre froide. Marsaxlokk compte également le plus grand nombre de bateaux de pêche en activité. Les innombrables Luzzu, ornés de l’œil d’Isis, selon la tradition phénicienne, enchantent le port de leurs couleurs lumineuses. Reconnu pour la qualité des fruits de mer, la cité portuaire accueille de nombreux restaurants dans une ambiance chaleureuse et tranquille. Nous dégustons ainsi un très bon risotto truffé aux crevettes et un assortiment de poissons, spécialité du chef, au T’Anna Mari.






Les Luzzu de Marsaxlokk & le restaurant T’Anna Mari – Janvier 2021
Nous quittons le calme du port à travers les villages alentours pour atteindre une formation rocheuse célèbre de l’île : San Peter’s Pool. Cette piscine naturelle en forme de fer à cheval offre un lieu de baignade idéal en été dans des eaux cristallines aux reflets bleus et verts.


San Peter’s Pool – Janvier 2021
Nous terminons notre journée aux salines de Marsaskala. Au couché du soleil, un vol en drone donne l’aperçu d’un paysage inhabituel sur le front de mer de la petite ville. Juste à côté, un hôtel de luxe abandonné avec une vue magnifique sur la mer, fait le bonheur des explorateurs urbains et des fans de street art.

Salines de Marsaskala – Janvier 2021
La Valette, joyau baroque de la Méditerranée
Classée au patrimoine de l’Unesco, l’une des plus petites capitales européennes offre un concentré d’architecture incroyable. Le calme qui y règne permet d’arpenter ses ruelles à pieds pour une plongée au cœur de l’histoire. Alors que les Ottomans ont assiégé l’île en 1565, Jean de La Valette, Grand Maître de l’Ordre de Malte, décide de construire une nouvelle ville fortifiée au nom évocateur : Humilissima Civitas Vallettae, la très humble ville de La Valette. Installée sur la Péninsule de Xiberras, la capitale maltaise offre une magnifique vue sur la Méditerranée et notamment sur le Grand Harbour et les « Trois Cités » depuis l’Upper Barrakka Garden. Depuis ces jardins en hauteur à l’entrée de la Vieille Ville, on peut assister au coup de canon tiré tous les jours à 12h.




Vue sur les Trois Cités depuis La Valette – Janvier 2021
Nous nous baladons ensuite au cœur des rues aux immeubles aux balcons colorés, passons devant le palais des Grands Maîtres qui accueille aujourd’hui le bureau de la présidente de Malte avant de nous arrêter pour le déjeuner chez Rubino. Ce restaurant, à l’ancienne devanture de confiseur, propose une cuisine maltaise raffinée et délicieuse. Rassasiés, nous nous dirigeons vers la Co-Cathédrale Saint Jean. Malheureusement, celle-ci ferme à 14h ; c’est donc partie remise pour plus tard.

Dans les rues de La Valette – Janvier 2021





Restaurant Rubino – Janvier 2021
Nous partons alors en direction du Fort Saint Elme, au bout de la presqu’île. Un petit sentier permet de descendre sous le fort, au pied des remparts pour admirer la vue en contrebas. Nous remontons ensuite par le Lower Barraka Garden, les jardins du bas de la ville, qui font face à la cloche du Mémorial du siège de 1942-1943. Durant la Seconde guerre mondiale, Malte, qui assure la communication entre les troupes alliées du continent et celles engagées en Afrique du Nord, est assiégée par les italiens dans l’espoir de sa chute. Les maltais tiennent bon et résistent aux bombardements incessants jusqu’à la levée du siège.

Vue au pied des remparts de La Valette – Janvier 2021
Nous redescendons ensuite sur les quais du Waterfront pour prendre le bateau bus en direction des Trois Cités. Nous débarquons à Vittoriosa, appelée également Birgu, au pied du fort Saint-Ange qui fût le bastion de défense de l’île face aux Ottomans en 1565.
Deux jours après, nous revenons à La Valette pour visiter le monument phare de la capitale : la Co-Cathédrale Saint Jean. La façade austère de cette église, érigée au rang de cathédrale par le Saint-Siège sans abriter d’évêché, contraste avec la splendeur de son intérieur. Elle est construite par les Chevaliers de Saint-Jean après leur victoire lors du Grand Siège de 1565. Sa réalisation extérieure est confiée à l’architecte maltais Gerolamo Cassar et l’intérieur au peintre italien Mattia Preti. D’abord modeste, elle est ensuite enrichie et se présente aujourd’hui comme un joyau d’architecture baroque.

Façade de la Co-Cathédrale Saint-Jean – Janvier 2021
La Co-Cathédrale est formée par une nef centrale et huit chapelles latérales qui représentent les différentes langues parlées par l’Ordre. Chacune est décorée de symboles appartenant à la nationalité concernée. La magnifique voûte de Mattia Pretti met en lumière la vie de Saint Jean Baptiste. Les murs sont décorés de motifs dorés taillés directement dans la pierre calcaire. Le sol est recouvert des pierres tombales en marbre coloré de plus de 400 chevaliers de l’Ordre de Saint Jean.



Intérieur de la Co-Cathédrale Saint Jean – Janvier 2021
La Co-Cathédrale abrite également deux œuvres majeures du Caravage : la décapitation de Saint Jean et Saint Jérôme écrivant. Après être tombé en disgrâce auprès du pape, le Caravage se réfugie à Malte en 1607. Il se met au service des chevaliers de l’ordre hospitalier dans l’espoir d’intégrer leurs rangs, mais sa vie mouvementée et romanesque lui vaut d’être défroqué devant ses propres œuvres et contraint à l’exil.
Gozo, la nature aux odeurs de Sicile
Après notre visite de La Valette, nous partons à la découverte de Gozo, l’une des huit îles de l’archipel maltais. Plus petite que l’île principale, elle regorge néanmoins de très beaux sites historiques et naturels. Nous commençons notre visite par Victoria, ou Rabat en maltais, la grande ville située au centre de l’île. Véritable cité fortifiée, sa citadelle domine la vallée et offre un panorama à 360° sur toute la campagne environnante avec en arrière-plan l’île de Malte. La vue depuis les remparts et la balade à pied dans les ruelles valent vraiment le détour. Nous quittons la citadelle pour la Basilique Saint Georges surnommée la Basilique de marbre.





Intérieur de la Basilique Saint Georges & vue depuis la citadelle – Janvier 2021
Dans une petite rue calme à l’arrière de la basilique, Triq il-Karita, nous découvrons un restaurant à l’apparence très simple : Il-Panzier. Nous sommes accueillis par un enfant qui nous signale que son père arrive dans quelques instants pour ouvrir le lieu. Une dizaine de minutes plus tard, un homme un peu âgé nous prie, dans un français impeccable, d’entrer. Nous sommes comme à la maison. Dans une cour intérieure, au calme, nous dégustons de délicieuses pâtes aux saveurs siciliennes après une excellente salade de tomates mozzarella. Le tiramisu maison en dessert est, lui aussi, un régal.


Dans les rues de Victoria – Janvier 2021



Restaurant Il-Panzier – Janvier 2021
Nous quittons presque avec regret ce havre de gastronomie italienne pour prendre la direction de la baie de Dwejra. Le rocher en forme de crocodile respirant à la surface de l’eau et la baie ont servi de décors à la série Game of Thrones.

Baie de Dwejra – Janvier 2021
A une poignée de minutes de ces paysages de film, nous découvrons la Basilique Notre-Dame de Ta’Pinu. Le sanctuaire, construit sur l’emplacement d’une église, est devenu un haut lieu de pèlerinage après qu’une femme du village a entendu la voix de la Vierge Marie en 1883. Achevée en 1931, la basilique est un chef d’œuvre architectural très sobre par rapport à d’autres églises maltaises. En face de l’église, un chemin de croix serpente jusqu’au sommet de la colline Ta’Ghammar.



Basilique Notre-Dame de Ta’Pinu – Janvier 2021
Avant de reprendre le bateau pour Malte, nous nous arrêtons au coucher du soleil sur les salines de Marsalforn. Vieux de 350 ans, ces marias salants s’étendent sur près de 3 kilomètres et sont encore exploités aujourd’hui. C’est un lieu parfait pour un dernier vol de drone sur l’archipel.




Salines de Marsalforn – Janvier 2021
Le lendemain, nous quittons la chaleur maltaise pour retrouver la grisaille et le froid parisien. Bien qu’un peu choisi par défaut, Malte a été une très belle découverte, riche de nature et d’histoire. Sa visite ne nécessite pas forcément 10 jours, mais vaut le détour. De retour en France, nous devons une nouvelle fois nous adapter en attendant la réouverture des frontières indonésiennes ou avant de partir vers de nouvelles destinations en Afrique ou en Amérique latine.
LES ESSENTIELS « PARTOUT AILLEURS »
À savoir ?
Il est nécessaire d’enregistrer son drone (quels que soient la taille et le poids) auprès des autorités sur le site suivant https://tmcad.idronect.com/. Vous devrez également définir un plan de vol en remplissant un formulaire en ligne. Depuis le 1er janvier 2021, l’enregistrement et l’autorisation de vol en drone à Malte coûte 25€ pour un an.
À manger ? À boire ?
Rubino Restaurant – Si vous êtes de passage à La valette, ce restaurant – parmi les plus anciens de la capitale – vaut le détour. La cuisine y est tout simplement délicieuse, moderne et très savoureuse. Le cadre est sans chichi mais authentique et
T Annamari – Une cuisine aux saveurs siciliennes en majorité autour du poisson. Un cadre simple mais beaucoup de créativité dans l’assiette et l’accueil y est très agréable. Une adresse à ne pas manquer sur le port de Marsaxlokk.
28, Xatt is-Sajjieda, Marsaxlokk, Malta – +356 2744 6211
Il Panzier – Si vous découvrez l’île de Gozo, prenez le temps de vous arrêter dans ce restaurant familial loin de l’agitation du centre de la charmante ville de Victoria (Ir-Rabat). Vous serez accueilli très chaleureusement par le propriétaire des lieux et vous pourrez déguster une cuisine sicilienne à base de produits frais.
Triq Il-Karita, Victoria Gozo – +356 2155 9979
La Tosca – Ce restaurant se situe dans la village de Mellieha aux portes de l’hôtel Solona. La cuisine s’inspire de la gastronomie méditerranéenne. Vous y trouverez une ambiance moderne aussi bien dans le cadre que dans votre assiette. Attention les quantités sont généreuses… Nous vous recommandons de goûter les antipastis ainsi que le dessert de spécialités maltaises.
Gorg Borg Olivier Street, Mellieha, Malta – +356 22801927
Coogi’s – Pour une pause café dans la ville silencieuse afin d’admirer les alentours depuis le toit terrasse. Un lieu calme et reposant, en parfaite adéquation avec l’endroit dans lequel il se situe.
5, Saint Agatha’s Esplanade, L-Imdina MDN 1160, Malte – +356 7770 7240
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